- La lettre annuelle de Larry Fink pour 2025 prône la tokenisation de tous les actifs financiers, évoquant un système où chaque action, obligation ou fonds pourrait devenir un jeton numérique négociable instantanément, sans intermédiaire.
- Le CEO du plus grand gérant d’actifs au monde compare Swift à La Poste et les tokens aux e-mails : les transactions peuvent être réglées en quelques secondes, et les milliards de dollars actuellement immobilisés réinvestis rapidement.
- La tokenisation peut également démocratiser l'accès à l’investissement grâce à la propriété fractionnée, permettant d'investir dans des actifs auparavant inaccessibles et le vote des actionnaires peut devenir plus facile et plus sécurisé.
- Pour Larry Fink, les fonds tokenisés peuvent devenir aussi courants que les ETF, surtout s’ils contribuent à l’ouverture des marchés privés et si le problème de la vérification d'identité numérique est résolu.
- BlackRock revendique le lancement de l’ETF bitcoin le plus important de l’histoire, IBIT (lire Qant du 11 janvier 2024), qui a attiré plus de 50 milliards de dollars d’actifs sous gestion en moins d’un an.
- Dans ce contexte, le CEO de Blackrock estime que l’endettement croissant des États-Unis peut faire perdre au dollar son statut de monnaie de réserve mondiale, car les investisseurs pourront s’en détourner au profit d’actifs numériques plus attractifs comme le bitcoin.
- Le dirigeant de BlackRock souligne que les paiements d’intérêts de la dette américaine dépasseront 952 milliards de dollars en 2025, un montant supérieur au budget de la défense.
- À SURVEILLER : L’étalon-bitcoin. Le plaidoyer pour la rigueur fiscale de Larry Fink n’a guère de chances d’être entendu à Washington, où l’onirisme républicain compte sur le Doge et les tarifs douaniers pour compenser les baisses d’impôts. Mais il faut noter que le plus grand investisseur du monde se range , implicitement, du côté de ceux qui considèrent le bitcoin comme une valeur refuge. Tout comme l’or, la quantité disponible de bitcoin est durablement limitée et cette structure déflationniste permettra, pour certains, de créer une sorte d’étalon-bitcoin après l’étalon-or. À. la vérité, le bitcoin et les autres cryptos se comportent plutôt comme un warrant sur le Nasdaq, entièrement tributaires de la confiance des investisseurs dans la tech américaine. Mais si Larry Fink le dit, ou du moins semble le penser...
Blackrock veut généraliser la tokenisation des marchés financiers

Le CEO de BlackRock Larry Fink lance un plaidoyer pour la modernisation et la démocratisation de l’investissement, mais il alerte sur le risque de perte du statut de monnaie de réserve mondiale du dollar au profit d’actifs numériques comme le bitcoin.